L’avant-monde

•5 novembre 2009 • Laisser un commentaire

Lorsqu’on regarde dans son passé, on y retrouve parfois quelque beauté, certaine chose qu’aujourd’hui ont attribue à l’innocentejeunesse, ou les débuts d’un génie perdu. Je souhaitais faire remonté ce billet un peu plus haut dans le blog, question de le refaire vivre un peu.

L’île de Pâques, ou en espagnol Isla de Pascua et en rapanui, le dialecte natif de l’île, Rapa Nui, est une petite île isolée du sud-est de l’océan Pacifique. Notre navire accosta le 25 août 1900, soit approximativement 360 ans après la découverte de cette île dans le Pacifique par Jacob Roggeveen. Je faisais partie de l’une de ces campagnes de recherche très populaire à l’époque de ce qu’on appelait les Cités perdues. Nous avions fait le tour du monde à la recherche de plusieurs d’entre elles. Déjà, j’avais participé à plusieurs recherches archéologiques dans plusieurs continents du monde qui m’avaient inspiré plusieurs histoires de mes romans passés. J’avais foulé les ruines de ce que l’on crut les restants de la ville de Babylone. Nous étions partis à la recherche de l’Atlantide et avions fait des recherches dans l’ancienne ville de Memphis, en Égypte. Cette fois, nous avions pris l’initiative de partir à la recherche du continent de Mu. Ce continent extraordinaire, parfois nommé Lémurie, serait pour certains l’équivalent de la cité d’Atlantide de l’Atlantique, mais dans ce cas il s’agit d’une cité du Pacifique. Nous avions pensé, qu’à partir de l’Île de Pâques, ils nous seraient plus faciles d’accéder au reste du Pacifique pour notre recherche si nous y établissions un campement. Après avoir reçu la permission des autorités de nous installer sur les lieux, mon groupe et moi prîmes la décision de visiter l’intrigante île, puisque nos véritables recherches n’allaient que débuter le lendemain. Plusieurs fois on m’avait parlé de ces statues gigantesques qui trônent fièrement sur les côtes de cette île perdue dans l’océan. Ces grandes figures aux yeux vides contemplaient l’infini de l’océan et fièrement, ils restaient durs devant la nature suffocante et hostile qui les entourait. Regardant droit devant eux, ils ressemblaient à des gardiens. Les gardiens d’une île inexpliquée aux portes de l’océan. Ils veillaient sur cette île comme s’il s’agissait de l’un des plus grands trésors de l’humanité. Bizarrement, je remarquai que ces statues fixaient toute la même direction comme pour tentés de nous montrer quelque chose de caché dans le droit horizon du monde. Nous n’avions pas encore décidé de notre parcours du lendemain, donc je pris l’initiative de le tracer avec l’accord du groupe pour que nous allions voir ce que ces étranges blocs droits et durs fixaient devant eux.

Nous partîmes tôt dans la matinée. La brise froide du matin venait rappeler à ceux qui n’étaient pas encore totalement réveillés que cette journée allait être importante et nous ne trouverions rien si chacun ne mettait pas un peu de son énergie. Comme nous l’avions décidé, nous prîmes la direction que les grandes statues flegmatiques nous montraient. Naviguant toujours tout droit dans l’espoir de trouver quelque chose, nous aperçut enfin quelque chose alors que plusieurs d’entre nous demandaient de partir dans une autre direction. Tout au long du voyage, je prenais des notes sur ce qui nous apparaissait; un infini bleu et placide. Ce qui nous apparut au loin semblait au premier coup d’oeil une île, puis plus nous avancions vers elle, plus nous comprirent à quel point elle était petite et lorsque nous pûmes afin la distinguer, nous ne vîmes qu’un amas de rocher au milieu de l’océan. Et pourtant, on dit que l’océan Pacifique est l’un des plus profonds du monde. Alors comme on peut imaginer avec un iceberg, cet amas de pierres pouvait lui aussi n’être que la pointe fatiguée d’un gigantesque continent : le continent de Mu. Plusieurs d’entre nous furent déçus de cette minuscule découverte, mais lorsqu’ils comprirent son importance, leur clameur se fit entendre dans l’infini vide bleu. Nous accostâmes pour voir si ce minuscule rocher perdu en mer ne pourrait pas contenir quelques secrets. Il ne nous fallut que peu de temps pour en faire le tour et même en dessiner une minuscule cartographie, mais ce que nous y avions trouvé valait largement l’infini bleu dans lequel nous nous étions plongés. Entre deux rochers, un symbole gravé sur la pierre nous attendait près d’un sombre trou creusé dans le sol. Je dis « creusée », car la forme parfaitement ronde de ce trou ne pouvait qu’avoir été faite par quelqu’un. Le symbole était constitué de deux cercles, le premier, le plus grand, contenait le plus petit en lui même. Le grand cercle contenant le plus petit, comme l’oeil contient la pupille. Malgré ma recherche, je ne compris la signification de ce symbole que bien plus tard, bien après être rentré dans ce trou perdu au milieu de l’océan. Nous primes notre matériel et descendîmes dans les abymes ténèbres que nous venions de découvrir. Armé de nos lampes torches et de quelques pistolets, nous descendions doucement avec l’aide de cordes. Ce tunnel vertical me rappela un livre que j’avais lu quelques années avant; Voyage au centre de la Terre de Jules Verne. Je descendais dans cette sorte de tunnel que Axel Lidenbrock emprunta pour faire sa descente. Nous arrivâmes plus vite que je ne le crus au fond du tunnel. Devant nous s’ouvrait un second tunnel, mais cette fois à l’horizontale. Nous ne pouvions en voir l’extrémité opposée, mais comme celui que nous venions de traverser, les murs lissent et polis nous laissais croire que ce tunnel n’était pas naturel. Le mystère s’intensifiait, avions-nous trouvé, dès la première journée, une porte vers ce continent perdu que nous cherchions? La traversée de ce tunnel nous parûmes bien plus interminables que la descente que nous avions faite. Rien ne nous apparaissait, sinon une obscurité infinie, puis d’après ce qu’on me raconta, car la suite du récit est pour moi un peu trouble, nous trouvâmes au centre du tunnel, selon nos calculs après notre aventure, un second symbole, identique à celui à l’entrée.

Après ce moment, mon esprit se perd. Était-ce la fatigue, l’énervement devant nos découvertes ou bien le manque d’oxygène, je ne saurais attribuer ce qui m’est arrivé à une cause spécifique, mais le sommeil vint me retrouver dans les profondeurs de la terre. Je lu dans un livre que le sommeil est une perte de conscience du monde extérieur, mais je n’utiliserai le terme sommeil ici que pour vous illustrer la première des conclusions qui me vint à l’esprit pour comprendre ce qui se passa par la suite. Durant un instant, je vous dirais que mon esprit se perdit dans le vide, puis, l’instant d’après, je me trouvais devant un immense mur de pierre. Les pierres étaient disposées en rond formant de larges cercles dans lesquels d’autres pierres venaient formé d’autres cercles en le premier. De plus, ces pierres possédaient toutes une forme circulaire, presque sphérique. Le sol lisse, parsemé de sable, ne contenait aucune trace qui aurait pu m’indiquer dans quelle direction me diriger. Je décidai donc de m’éloigner le plus possible des remparts pour tenter de voir si j’apercevrais quelque chose à l’intérieur de ces inquiétantes fortifications. Mais je me rendis compte bien vite que cette idée allait m’être impossible, car derrière moi, se trouvait un rien. Je ne peux vous expliquer ce que j’ai vu, car il ne s’agissait de rien. Comment expliquer rien, sinon en ne disant rien et pourtant même ceci est quelque chose puisqu’il s’agit de l’absence de mots. Je crois qu’en fait, il ne peut y avoir de mot pour exprimer ce qui se trouvait derrière moi. Je pris malgré tout la direction vers ce rien pour tenter l’expérience. Je ne peux vous expliquer comment je revins devant le mur de pierre, car il me sembla que je marchai droit devant moi et pourtant je revins devant ce mur étrangement rond. Même ce mur possédait en lui d’inexplicables caractéristiques. La seule particularité qui me venait à l’esprit était qu’il était formé de pierres rondes disposées en rond sur le mur, sinon le reste semblait m’échapper. Après mon échec d’avoir tenter de me faire une idée d’ensemble de l’endroit où je me trouvais, je décidai de chercher une entrée à cette façade. Je ne sais combien de temps je marchai, mais les choses devinrent de plus en plus incompréhensibles pour moi. Je trouvai enfin des traces sur le sol, mais cette découverte vint me troubler, car ces traces sur le sol étaient les miennes. Ce mur que j’avais longé était linéaire, je ne pouvais en avoir fait le tour. Puis, je me dis que peut-être la fatigue m’avait-elle affecté, et que j’avais marché en périphérie de ce mur circulaire, et que j’étais passé devant une ouverture sans m’en rendre compte. Alors, je me retournai pour revenir sur mes pas. Horreur. Était-ce ma mémoire qui me faisais défaut ou bien moi qui devenais fou? Je ne sais combien de temps je marchai, mais les choses devinrent de plus en plus incompréhensibles pour moi. Ce mur que j’avais longé était linéaire, je ne pouvais en avoir fait le tour. Maintenant, derrière moi, dans le mur se trouvait un trou ovale qui faisait une ouverture dans le mur. Je ne comprenais pas comment il était apparu et, encore aujourd’hui, cette réalité m’échappe. Enfin, je pénétrai dans l’enceinte de ce que je crus comprendre un temple. D’après mes observations, je compris que mon hypothèse du mur circulaire n’était pas impossible, car je distinguais clairement la périphérie vaste de ce temple orbiculaire, néanmoins j’avais toujours l’impression d’avoir marché droit devant moi au côté de ce mur. Mon rêve (ce que j’appelle « rêve » ici n’est que pour donner mots aux choses, car je ne crois pas qu’il s’agisse d’un rêve) prenait enfin des airs de réalité pour moi, du moins dans les apparences, car en ce qui constitue les choses, je ne peux être totalement certain de la validité de mes interprétations suite à cette aventure. Parmi les innombrables passages courbés (les couloirs de ce temple étaient courbés), je fis la rencontre de personnes, mais une fois de plus le mot « rencontre » n’est peut-être pas le plus approprié des termes, car ces personnes que je « rencontrais » je ne les rencontrais qu’en apparence. J’ai tenté plus d’une fois de m’approcher d’eux, de les toucher pour tenté de les interpellés, mais à chaque fois, ma main retournait vers mon corps poussé par une force incompréhensible. En apparences, ces gens, car ils étaient plusieurs, peut-être même tout un peuple, ressemblaient mystérieusement aux gens que nous avions rencontrés sur l’île de Pâques. Ce peuple étrange, lors de leurs déplacements, tournait sur eux-mêmes. Ils décrivaient des cercles ce qui semblait leur faciliter leur mouvance dans les couloirs du temple sans plafond. Cette observation ne m’avait pas marqué au départ. Tout comme à l’extérieur, où le ciel était composé de rien, le plafond de ce temple ou tholos, car il s’agirait du mot exact dans cette situation, était composé, lui aussi, de rien et pourtant j’avais l’impression qu’il y avait un plafond. Cet univers, contrairement au mien, avait une certaine finitude. Les gens tournaient sur eux-mêmes et parfois, ils se rencontraient entre eux et tournaient ensemble tout en continuant de se déplacer. Je suivis l’un de ces groupes qui se dirigeaient vers le centre du temple. Plusieurs d’entre eux s’étaient rassemblés autour d’une estrade ronde sur laquelle se tenait un homme, ou peut-être, était-ce une femme (ses traits étaient étranges). Lui ou elle, comme le reste de la population qui l’entourait, tournaient sur lui-même. À force de regarder toutes ces personnes tournées, un vertige me prit. Au loin, je vis une montagne, du haut de laquelle, je vis un homme poussé une roche qu’il laissait retomber, par la suite au pied de la montagne. Alors, je vis ces personnes s’arrêter de tourner puis ils commencèrent à discuter. Les mêmes mots revenaient toujours dans leurs paroles. Je compris (je ne sais comment) que le monde tournait vers sa chute et qu’ils devaient préparer sa relève. Ce monde était maintenant trop petit pour le mouvement qu’ils provoquaient et ils étaient fatigués de tourner sans cesse pour rien. Le monde devait recommencer, comme eux recommençaient leur mouvement giratoire, et avoir un but. Après ce moment, je sais que je vis que ce temple tombé en ruine. Je vis ce peuple disparaître en tournant dans le rien et puis je vis l’infini noir. Des points apparurent dans l’infini noir et moi, je réapparus dans ma réalité.

Je me trouvais sur le dos d’un de mes compagnons. Ils avaient continué leur marche après ce qu’ils appelèrent mon évanouissement et m’avaient transporté. De l’eau avait envahi le tunnel et bloquait l’accès par ou nous étions arrivé alors ils avaient pris le chemin contraire espérant trouver une sortie ou bien ce continent perdu que nous cherchions. Une chose me dérangea l’esprit durant cette fuite vers une nouvelle sortie : comment le tunnel pouvait-il être bloqué par l’eau? Nous nous trouvions dans une position, à mon sens, horizontale. Ainsi, l’eau ne pouvait bloquer une extrémité sans en bloquer l’autre. Le tunnel prit alors une position ascensionnelle et nous arrivâmes enfin à une sortie. Devant nous se dressait l’infini bleu que les hommes de pierres continuaient sans relâche de regarder.

Il me fallut du temps pour me remettre de mon aventure. Mais après ce voyage, dans ce que j’appelle

« l’avant-monde », ma vie changea complètement. Partout, je voyais ce que le peuple des « cercles » nous avait laissé. Ce symbole que nous avions trouvé était pour moi la représentation de notre monde et du leur. Je voyais que le monde malgré sont apparence d’infini ne l’est pas. Les mots ne sont pas infinis, c’est pourquoi leurs mots revenaient toujours. Le monde tourne comme eux. Les saisons reviennent, la Lune tourne autour de la Terre, comme eux tournaient autour et avec les autres. La Terre décrit sa révolution autour du Soleil et tourne sur elle-même. Je compris aussi cette vision qui m’apparut lors de leur rassemblement, alors que je faisais des recherches pour un de mes prochains romans. Cette vision illustrait un vieux mythe grec de notre monde, le mythe de Sisyphe. Ce peuple victime de leur condition répétait le même mouvement toute leur vie et souhaitait s’en sortir, mais on ne sort pas de sa condition. Alors, ils tentèrent une ultime expérience, la reconstruction de l’univers. Mais pour construire, il faut des matériaux. Donc, ils prirent du rien et leur temple qu’ils étirèrent le plus possible, ce qui produisit dans l’univers un mélange de rien, de vide et de matière qui tourne dans une vitesse folle. L’univers est malgré tout éternel et à mon retour, (une fois de plus, je suis victime de leur travail. Je reviens sur mes pas. Je boucle un cycle, puisque je reviens.) je lus dans les journaux que le 25 août 1900, Friedrich Wilhelm Nietzsche était mort et ainsi je compris que leur histoire ne se terminera jamais, car l’éternité et la finitude des choses font que tout doit revenir. Ce peuple qui était nos ancêtres, a voulu se faire un avenir différent, mais ils n’ont fait que nous cacher la vérité en la dispersant. Car nul ne sait si le rien ne nous attend pas à la limite de l’univers et ne nous ramènera pas sur nos pas vers ce temple en ruine qu’est l’univers, où de placides piliers contemple ce qu’il croit un infini bleu.

Soleil et pluie

•22 juillet 2009 • Laisser un commentaire

Les lendemains ne sont plus les mêmes lorsqu’on a gouté au soleil. Un été dans la peau a marqué mes souvenirs. À cette époque, on a pu voir le ciel changé de couleur, les étoiles dansées, et les coeurs s’agiter. Les mains fébriles se promenaient. On se regardait dans le fond des yeux sans avoir à dire un mot. Parce que la présence valait tout ce que l’humanité avait bien pu inventer.
Tous les jours ne sont pas pour autant des jours de lumière. La pluie apparait parfois dans le ciel pour faire glisser doucement les températures à quelque chose de plus froid. Mais tout cela n’est qu’un cycle nécessaire à la vie. Une période d’apprentissage qui permet à tous d’être plus grands, de devenir plus forts et de sortir avec une bouffée de fraicheur, parce qu’on sait qu’une nouvelle période de soleil est là. Même si pendant la pluie, on a de la misère à croire que ça terminera.

Comme un roman, Daniel Pennac

•20 juillet 2009 • Laisser un commentaire

Au lieu de quoi, nous autres qui avons lu et prétendons propager l’amour du livre, nous nous préférons trop souvent commentateurs, interprètes, analystes, critiques, biographes, exégètes d’oeuvres rendus muettes par le pieux témoignage que nous portons de leur grandeur. Prise dans la forteresse de nos compétences, la parole des livres fait place à notre parole. Plutôt que de laisser l’intelligence du texte parler par notre bouche, nous nous en remettons à notre propre intelligence, et parlons du texte. Nous ne sommes pas les émissaires du livre mais les gardiens assermentés d’un temple dont nous vantons les merveilles avec des mots qui en ferment les portes : « Il faut lire! Il faut lire ! »

PENNAC, Daniel. Comme un roman. Collection Folio. Édition Gallimard. 1992. Page 39.

Dans son idée de propager l’amour du livre, Pennac par ses recommandations, ses réflexions au lecteur livre la beauté de la lecture. Cet acte oublié en cet ère de la micro écriture et de la micro lecture. Une lecture belle et grande, dans laquelle le lecteur est le seul décideurs de son destin littéraire. Il a ses droits quant à ce qu’il lira, comment et pourquoi. Sans être un essai, ce roman qui n’a rien d’une fiction, ni d’une histoire à proprement parlé nous livre un dialogue direct entre Pennac et nos yeux et notre coeur. Comme s’il nous racontais à voix haute son roman, nous lisons ces quelque 200 pages dans un plaisir grandiose. Est-ce parce qu’i nous parle de nous, à ce moment ou nous lisons ces lignes qu’il avait écris dans un soucis de vouloir, lui bon pédagogue (ou très mauvais pour certain «vrai»), nous redonner à penser sur la lecture et notre amour du livre.
Ce livre est un acte d’amour qu’il nous livre. Sans aucun intermédiaire, il nous livre sa lecture de notre lecture et nous invite à lire à travers la voix du coeur.

Terre qui pivote

•20 juillet 2009 • Laisser un commentaire

La terre est sur le pivot de son existence

d’un coté vous avez le passé bien consommé des générations antérieures

de l’autre l’avenir d’un monde qui a changé et qui nous oblige à changer.

Et ce pivot qui amorce un tournant est basé sur l’action différente et conscientisée.

Blanc

•14 juillet 2009 • Laisser un commentaire

Je n’écris plus pour dériver. À une époque perdue dans les bois, de ma vie et de ma conscience, les arbres se suivaient comme les mots et phrases sans vraiment d’objectifs dans un ordre anarchique que seule la nature avait le maitre mot de la finalité.

En ces temps, l’inspiration est mince, perdue dans une noirceur épaisse sans ombre comme l’opaque silence des sens de ces rêves qui n’ont plus d’écho.

La réalité d’aujourd’hui est alimentée d’action, d’instincts qui perdent en profondeur et de cours. Un temps machinal ayant des raisons de vie, des essences et attributs inventés comme des mensonges aux yeux de l’homme révolté qui croit maintenant en l’ironie absurde d’une existence humaine. Une invention de surplus pour se convaincre de cette réalité et fermer les yeux.

Les mêmes réflexes d’écriture qui se répètent et qui n’en finissent plus de voir la même chose.

Au fond

•14 mai 2009 • Laisser un commentaire

Il fait encore nuit.

Au fond de mon crâne se confondent les images inventées et les réalités. C’est le début d’une folie que je connais trop bien. Un moment où je me perds au fond de moi-même parce qu’autour de moi aucun repère ne subsiste.

Le moyen pour en réchapper: se saouler.

On dit que malgré tout, au fond de nous subsistera toujours le passé des générations précédentes qui nous ont vu naitre et grandir ou sur lesquels nous aurons marchés.

On ne change que quelques images à la scène.

Pour survivre à l’écrasante situation, bon nombre ont usés de remède à leur trouble bien plus physique.

Si on remonte dans le temps, a une époque ce fut la violence physique qui a subsisté.

Ensuite ce fut celle psychologique.

Aujourd’hui, j’ai peur de connaitre celle qui suivra. Celle qui naitra doucement de ces nuits et de ces cauchemars qui se cache au fond de moi.

Comme d’autres avant moi, le remède à cette folie du moment apparait simplement et rapidement.

Mais je me refuse au liquide, je préfère la substance des mots.

Et je n’ai pas assez écris ces derniers temps. Mon esprit n’a plus la même stabilité. Comme quelqu’un qui est en manque de sa dose et qui a besoin de cette chose qui le ronge pour fuir la réalité.

Mais, au fond, lorsque je toucherai l’instabilité que j’ai connu. Que je verrai cette folie m’envahir. Qu’elle sera ma façon de détruire ce monde que je tente maintenant de faire disparaitre dans l’ordre littéraire.

•24 février 2009 • Laisser un commentaire

Passé son existence à courir et regarder si on devrait pas être ailleurs.

Long cold night freakers

•19 février 2009 • Laisser un commentaire

Outside we can see the night fall. It’s always a story of an outside, or an outsider. Days aren’t easy to deal with. Life wasn’t what I expect. Not at this time.

Il est absolument ridicule que cette situation ait lieu. Elle se passe et repasse dans ma tête sans cesse sans qu’on sache qu’elle sens elle prendra à la fin. Il s’agit d’une histoire d’un moment, mais aussi d’une globalité. Un ensemble d’éléments qui convergent vers la grande question; comment survivre à cet univers. Alors qu’un réverbère meurtri s’allume, on comprend que ce faux signal ne fait qu’indiquer que la noirceur engloble de plus en plus ma tête. Mais je fais encore des images, comme pour passer à coté de ce qui est au centre vraiment.

Une histoire d’images. De faux, mais surtout de vote de non confiance envers l’ensemble.

Qu’est-ce qu’on fait lorsqu’on sent que l’ensemble de son existence is like they said, « a kind fucked up»?

I mean, what is after that?

Did there is an after?

Did we want an after?

We had talking of some kind of dark moments.

Maybe this is one.

… A big bag of shit call «absurd». How did we deal with that?

L’absurde réalité lumineuse dans cette noirceur morne. On réagit comment devant une telle absurdité, devant de telle événement, de telles réflexions?

Toutes des réflexions qui passent complètement à coté du fond des choses. Ce fond qui a des noms, des formes, des goûts, du style ou aucun. On lui donnera bien ce qu’on veut à ce fond des choses. On lui prêtera sa forme.

U’r dirty work to place all the missing pieces. I give enough guideline. I thought than i had give enough guideline.

Maybe i’m wrong. The puzzle is maybe for me.

So…dirty work for everyone.

Seem to be what we call life.

Pass a good long cold night freakers. Tomorrow isn’t u’r day. Someone took it before you.

Calcul

•19 février 2009 • Laisser un commentaire

La vie semble comme un grand rationel calcul mathématique dans lequel on y insère les nombre que l’on a choisi et moins choisi.

Like a white shadow

•19 février 2009 • Laisser un commentaire

Au levée d’un matin, lorsque la lumière est au bout de l’horizon et que la noirceur qui envaissait nos yeux se confrontent au premier regard de la lumière aveuglante. Que d’un trait vif une ombre blanche empêche qu’on puisse voir quoique ce soit.

Mon crâne en bout de passoire a laissé se drainé vers le vide un fond tangible d’existence qui fait qu’aujourd’hui je ne suis pas qui je suis. On dirait un grand chateau de carte qui a grandit sur la rationnalité émitove d’une existence absurbe à laquelle je n’ai pas trouvé encore un sens convenable à l’image de ce qui vit à l’intérieur. Ces deux choses de l’intérieur. La bête et l’innocent. Le sombre et la lumière.

Il est bien plus complexe de raconter des histoires et de lancer des mots dans l’espoir qu’on se dirige dans une ligne qui parle. Mais, quand au fond des choses se cachent les fondations de l’horreur, il est difficle à mesure que la vie avance d’ajouter les extensions qui font que dans l’ensemble la structure tiendra.

Si au moins j’étais encore capable d’exprimer convenablement la torture de l’intérieur, plutôt que de la propulser ailleurs, de l’endurer, de la cachée et de la perdurée.

Can you past a life in lie?