Dialogue de sourd- Pour le cours d’Réflexion éthique et politique

L’un n’entend rien de ce qu’il doit entendre et l’autre n’entend que soi. Dialogue de sourd, mais où il est nécéssaire de dialoguer, peut-être simplement pour vivre, ou simplement prouver à l’autre qu’on existe, mais aucun ne sait que l’autre est là. Que d’enfantillage! Mais comment sont-ils arrivés à de telles querelles? Eh bien, ils ont parlé de morale, meme si chacun d’eux sait qu’il s’agit, avec la religion, la politique et les gouts, de sujets qui ne se discutent pas à table. Si on devait tenter de résumé leur discussion à une question elle ressemblerait à ceci: La morale est-elle une maladie don’t il est possible ( souhaitable) de guérir? Eh oui, notre sourd, qui n’avait rien entendu lorsqu’il avait pris une bouchée de pain, avait avalé tout rond, selon notre fillette, une morale pure qui sentais mauvais. En plus d’être sourd, il semblait être sans odorat.
-Mais que fais-tu?
-Je mange voyons!
-Mais ce pain…d’où vient-il? Tu l’avales ainsi sans te demander comment il est arrivé dans ton assiette!
( Dès les premières lignes, nous sentons comme lecteur qu’il y a là matière à débat.)
-Ah non! Tu ne me feras pas la morale ce soir!
-Ah si! Et devant tout le monde sit u veux savoir!
(Mais dans le restaurant personne ne les entend, car la “sourdité” (ou absurdité) est un handicap fréquent qui même si l’on est conscient de l’avoir ne se règle pas pour autant. Il faut du temps et ironiquement c’est avec le temps que tout cela apparait ou disparait, c’est une question de point de vue.)
Alors explique-toi que je puisse manger en paix!
-Ah je vois! Monsieur veut reposer en paix! Le viola le problem. Tout ce pain, toute cette paix, elle est contenue en toi maintenant que tu l’as avalées. Este c qu’a priori tu pourrais m’indiquer le divin chemin qui mène ta bonne action?
-Et mes pieds dans tout ça, tu vas les casser longtemps?
-Fait prevue de bonne volonté, toi qui après deux mille sans de judéo-chrétienneté s’impose devant moi comme le prêcheur absolu de la bonne morale.
-Mais je n’ai rien dit moi. C’est toi qui s’emporte et m’empêche de manger.
(Voilà, c’est le début de la guerre)
-Tu n’as rien dit, mais tu fais! Tu as oublié de travailler ta théorie avant de passer à ta pratique!
-J’ai mange un bout de pain!
Tu as cru que ce que tu mangeais était propre à la consommation sans te demander son origine.
-C’est du pain…
-Mais impropre, il te rendra malade si cela n’est pas déjà fait!
- C’est toi qui me rendra malade avec tes histoires à dormir debout!
-Le voilà qui se fait du ressentiment face à mes connaissances!
-Je vois plus clair en ton jeu, Nietzschéenne!
Voilà qu’un Kantien se ferait du ressentiment face à moi, ce n’est pas étonnant cela se retrouve jusque dans leur veines.
-Au moins, je vois que je ne suis pas seul à me faire du ressentiement face à l’autre.
( À ce moment, il est légitime de se demander qui est qui puisqu’avec la précédente affirmation le sourd entend l’autre se faire du ressentiement et la fillette n’entend plus rien sinon elle. Ah non, pardon, il n’y a que le sourd qui ne tient plus sa place. Continuons le récit)
-Si nous remontons le fleuve du temps, à son bout nous ne retrouverons rien puisuqu’il n’y a rien.
-Que d’optimisme…
-Encore une attaque! Veux-tu que je le prouve? Cette morale de la pitié et du don de soi pour être conforme au devoir de la morale que tu clamais universel et nécéssaire ( donc a priori) n’est en fait que du contingent et particulier.
-Reste que du pain c’est du pain.
-Je trouve étrange que tu relativises tant.
-Je regrette que tu aies des cours de philosophie.
- Pourquoi? Parce que s,il n’en était pas ainsi l’homme de bonne parole que tu es pourrait prêcher la bonne morale au faible people sans qu’il se rende compte du controle que tu exerce sur eux et que ces mots qui glissent en leur oreilles ne sont que vil poison qui les endort dans un profond sommeil cataleptique. La philosophie, la réflexion, la généalogie lorsque bien mis en pratique permet de metre en lumière ces tours qui nous impressionnait encore nefant. Je refuse d’être per^cu comme un animal domestiques à la soldes d’un être qui n’a rien de supérieur. Je serais prédateur et non proie.
-Et la morale là-dedans?
-Il n’y en a pas! Tout n’est que néant et construction de l’esprit humain. Les faibles d’autrefois, frustrés d’être faibles, on commence à dévaloriser les forts en faisant passer leurs valeurs comme plus nobles que ceux des nobles, donc des forts. Pour le fort, les faibles était faibles, car ils étaient incapable de s’élever comme les forts au-delà de leur condition. (Que c’est compliqué la rationnalité!) Et pour les faibles, les forts étaient faible puisqu’ils ne font que répondre à leurs inclinations. Les faibles, chargés de ressentiment, ont élevé leurs valeurs comme étant une morale absolu, alors que tout cela n’est en fait qu’une machination effroyable pour permettre au faible d’être plus grand que le fort. Et si par hasard le fort accusait le faible d’être faible de son inaction, le faible pouvait donc rétorquer qu’il est bien plus fort que le fort parce que meme s’il est capable de se venger il ne le fait pas parce qu’il est plus fort que le fort sur le controle de ses actions. (C’est cet agir sur soi de Kant que notre fillette ici critiquait.) Le vulgaire a renverser l’aristocrate pour devenir lui-même l’aristocrate. Regarde bien, c’est chez le people que l’on retrouve le plus de croyance, car il garde en espoir que les méchants forts soit puni rendu au ciel! Mais les forts s’amuse bien du haut de leur énormes tour qui touché le ciel. Il savent que Babel n’a jamais été fet que personne ne les fera tomber puisuq,il ont créé pour la masse un divertissement qui occupe le trône de leur existence.
-Il est étrange que Pascal n’est jamais critique l’acte religieux dont il faisait preuve de la même manière qu’il l’a fait pour le divertissement.
- C’est bien là l’exemple du pouvoir de la religion. Marx l’a énoncé: “la religion c’est l’opium du peuple”. Elle cache les véritables

~ par Laurent le 22 février 2010.

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