À propos
Un homme n’est pas malheureux parce qu’il a de l’ambition, mais parce qu’il en est dévoré. Au-dessus de sa tête, il pourra sentir toute sa vie l’épée qui pend d’un seul fil et que la simple brise pourrait rompre. Il n’y a pas d’amour de vivre sans désespoir de vivre. Quand tous les chemins sont si faciles d’emprunt, il est normal de s’imaginer invincible. L’homme n’a d’égal à son égo que sa stupidité, son innocence sans bornes. L’homme absurde est celui qui ne change pas. C’est celui qui est absolument incapable de prendre conscience de son état puisqu’il est complètement déconnecté de l’univers. Il s’efforce sans le savoir de ne pas perdre la face devant ces semblables identiques à lui. Qu’il tende vers l’absolu ou le néant, son poids ne constitue en rien ce vers quoi il tend. À cela, je ne sais ce que c’est que des principes, sinon des règles qu’on prescrit aux autres pour soi. Comme un bouclier qu’on lève devant notre incompréhension du monde qui nous entoure. Les idées sont des moyens de nous rassurer, de nous aliéner. Peu importe le déplacement de connaissances effectué dans le temps, il s’agit de notre folie qui s’associe ou se distancie de la masse convenue. Je ne tiens plus à rien. Sinon peut être à cultiver ma folie et d’en faire un art par la responsabilité, l’implication et la sincérité que j’y investirai. Nos actes les plus sincères sont aussi les plus calculés, mais n’oublions pas que les mots, c’est évident, sont la plus puissante drogue utilisée par l’humanité.
Merci à Camus, Gide, Proudhon, Diderot et tous les autres qui m’ont aidé à finir ce texte.
